Projets individuels 2025-2026

Projets individuels et résumés

  • ANDRIEUX NUÑO Maria

    Musées : le projet universel face aux violences de genre. Repenser les discours sur les collections de beaux-arts après #MeToo.

    Résumé :

    Pourquoi les musées de beaux-arts conservent-ils autant d’œuvres mettant en scène des violences faites aux femmes ? Comment comprendre que ces représentations continuent d’être exposées sans véritable contextualisation ni distance critique ?
    En s’appuyant sur les travaux de Liz Kelly et de Christelle Taraud, cette recherche mobilise la notion de « continuum féminicidaire », qui envisage le meurtre comme l’aboutissement d’un ensemble de violences connectées. Cette approche permet de replacer les violences sexuelles, psychologiques, économiques et symboliques au sein d’un même système de domination fondé sur la dévalorisation du féminin. 
    À partir de ce cadre théorique, elle interroge le rôle des musées de beaux-arts dans la transmission et la légitimation de représentations de violences faites aux femmes intégrées au canon artistique occidental. À travers les initiaves des Guerrilla Girls ou encore le projet All the Rapes in the Met Museum de Macushla Robinson, cette analyse met en évidence la manière dont certaines scènes de viol ou de meurtre continuent d’être exposées et valorisées au sein des institutions culturelles principalement pour leurs qualités esthétiques. 
    Cette recherche défend l’idée que les musées ne peuvent aujourd’hui faire l’économie d’une réflexion sur leur rôle historique dans la transmission et la légitimation de représentations ayant contribué à la construction et à la perpétuation de l’ordre patriarcal. L’analyse de différentes expositions et initiatives curatoriales situées à l’intersection de l’activisme féministe contre les violences sexuelles, des créations artistiques produites par des artistes engagées dans ces luttes et des réponses développées par les institutions muséales à la suite de #MeToo permet d’évaluer les stratégies mises en œuvre face à ces enjeux, tout en en mesurant les apports et les limites.
    Enfin, à partir d’un exercice de réécriture de plusieurs cartels du musée du Louvre et de l’élaboration de recommandations destinées aux professionnel·les des musées, elle explore des pistes concrètes pour renouveler les discours muséaux et les dispositifs de médiation, afin de favoriser une lecture critique des collections et une meilleure prise en compte des violences de genre dans les institutions patrimoniales contemporaines.

    Mots clés : 

    Musées ; Violences sexistes et sexuelles ; Misogynie ; Muséologie critique ; Médiation ; Pratiques curatoriales ; #MeToo. 
     

  • AYAD Dina

    Politiques tarifaires des musées nationaux en France. Étude de l’évolution du droit d’entrée (2002 – 2026)

    Résumé :

    Ce travail analyse l’évolution des tarifs des musées nationaux parisiens entre 2002 et 2026 à travers le prisme du tourisme culturel. Héritiers d’un idéal révolutionnaire d’accès citoyen à la culture, les musées nationaux sont aujourd’hui confrontés à une tension entre mission de service public et impératifs économiques, ce qui les contraint à développer leurs ressources propres, notamment via la billetterie. La hausse du droit d’entrée dépasse largement l’inflation et rapproche progressivement les musées du modèle économique du divertissement et des grandes attractions touristiques. Cette tendance pose des questions d’accessibilité pour les publics locaux, plus sensibles aux prix et déjà fragilisés par la surfréquentation touristique. L’étude met ainsi en exergue le risque d’un modèle muséal au service d’une économie touristique, au détriment de la mission sociale et démocratique des musées.

     

    Mots clés : 

    Billetterie ; droit d’entrée ; tourisme ; économie de la culture ; économie du tourisme ; gratuité ; modèles économiques des musées ; politiques des publics ; politiques tarifaires ; sources de financement ; ressources propres.

  • BOULEGROUN-RUYSSEN Maxime

    « Les jeunes ont des choses à dire au musée ». Apports et bonnes pratiques des démarches participatives de concertation et de co-construction avec des jeunes adultes

    Résumé :

    Depuis les années 1970, on observe que les musées, quelle que soit la catégorie dont ils relèvent, font de plus en plus appel à la participation des publics. Ces trois dernières années, on note également que la participation des publics s’oriente en particulier vers les jeunes adultes. Cet essor suscite plusieurs interrogations : quels sont les apports pour les musées des démarches de concertation et de co-construction avec des jeunes adultes ? Quel cadre méthodologique et quelles bonnes pratiques peuvent être identifiées à partir des premières expérimentations muséales, du travail des expert.e.s et des chercheur.se.s et d’autres expériences de participation citoyenne ? Comment penser le positionnement des professionnel.le.s des musées par rapport aux participant.e.s ? Quels défis demeurent afin de garantir une participation effective et durable ? Ces questionnements apparaissent d’autant plus nécessaires dans un contexte où la participation des jeunes adultes pourrait être réduite à un effet de mode ou à un levier de valorisation institutionnelle, au risque d’en dénaturer le sens et de reproduire des dynamiques d’inégalités et d’exclusion vis-à-vis des publics. Ce travail de recherche proposera une définition de la participation et des termes qui s’y rattachent, un bref historique de la participation muséale et quelques réponses aux questionnements posés, en se concentrant sur l’exemple des démarches participatives de concertation et de co-construction avec des jeunes adultes.

    Mots clés : 

    Publics ; jeunes adultes ; démarches participatives ; concertation ; co-construction ; accessibilité ; engagement ; innovation ; modèles méthodologiques
     

  • CHAUMONT Camille

    « Faire entendre la voix réunionnaise » : langue, médiation et droit d'accès au musée de Villèle

    Résumé :

    Ce travail analyse le cas du musée de Villèle, ancienne habitation sucrière devenue musée départemental à La Réunion en 1974, à un moment charnière de son histoire : celui d'un important projet de transformation visant à le repositionner comme musée de l'habitation et de l'esclavage. À partir du Projet Scientifique et Culturel de 2023, d'entretiens menés avec trois médiatrices du musée et avec un historien détaché auprès de l'institution, et de plusieurs observations directes du site, ce travail interroge ce que signifie le droit d'accès au musée dans un contexte insulaire et postcolonial. Il montre que cet accès ne se réduit pas aux conditions matérielles de visite, mais passe aussi par la langue dans laquelle le musée parle, les récits qu'il met en avant, et les formes de médiation qu'il déploie. La place du créole dans les pratiques de médiation et dans le discours institutionnel est analysée comme révélateur des tensions entre les ambitions renouvelées du musée et les normes structurelles — muséologiques, institutionnelles et politiques — qui contraignent ce renouveau de l'intérieur. Le cas de Villèle invite ainsi à s'interroger sur ce qu'un musée labellisé “Musée de France” peut accueillir comme vision alternative du patrimoine, et ce qu'il ne peut pas encore penser.

    Mots-clés : 

    Musée de Villèle ; La Réunion ; droit d'accès ; langue créole ; médiation culturelle ; postcolonialisme ; normes muséales ; esclavage ; Musée de France ; mémoire
     

  • DAVY Vick

    Participation des publics au musée. Étude de cas d’un projet de conception et d’aménagement au Musée d’Art Moderne de Paris

    Résumé :

    La « participation des publics » est une expression aux contextes d’usage et significations multiples. Ce rendu a pour ambition de clarifier les enjeux qui lui sont rattachés dans la sphère des projets culturels. Il tente de donner aux institutions muséales des bases définitionnelles et sémantiques pour mieux appréhender cette notion. Il est aussi une application à un projet propre au Musée d’Art Moderne de Paris qui prend la forme d’un chemin de fer méthodologique (indispensables à appliquer, calendrier,…). Enfin, il pose la question de la position à adopter face aux contributeur.ices dans le cadre d’un dialogue avec l’institution et aborde les questions de gouvernance et de délégation du pouvoir institutionnel.

    Mots clés :

    Participation des publics ; concertation ; consultation ; co-création ; arbitrage ; gouvernance ; méthodologie ; institution ; gestion de projet ; planification
     

  • DE JERPHANION Jules

    Les expositions des maisons de vente aux enchères volontaires, un lieu d’accès à l’art pour tous ?

    Résumé :

    Ce travail porte sur les expositions organisées par les maisons de vente en amont de la mise aux enchères d’œuvres et objets d’art. Avec pour principal objectif de permettre aux potentiels acquéreurs de pouvoir vérifier l’état des œuvres proposées à la vente, ces expositions sont gratuites et accessibles, au moins en théorie, à tous. Le mémoire cherche donc à examiner comment elles peuvent constituer pour des visiteurs non mus par le désir d’acheter, des lieux d’accès à l’art et à la culture par la proximité qu’elles permettent avec les œuvres et par la transmission de savoirs associés. Il cherche aussi à analyser le discours et les actions des maisons en la matière ainsi qu’à en établir les limites. 


    Mots-clés : 

    Accessibilité physique, accessibilité culturelle, éducation, démocratisation, médiation, cartel, catalogue, communication, pratiques culturelles individuelles, droit d’accès, toucher, matérialité, marché de l’art. 
     

  • DE LASSUS Priscille

    Quelles médiations dans un jardin botanique ?

    Résumé :

    Ce mémoire propose un pas de côté par rapport au monde des musées. Il nous entraine dans les allées des jardins botaniques, des institutions d’un type très spécifique nées en Europe au milieu du XVIe siècle, portées à leur apogée au XIXe siècle et questionnées depuis les années 1970 par la conscience de la fragilité de la biodiversité végétale comme la sensibilité nouvelle à l’idée de milieu naturel. Dès l’origine, ils intègrent la notion de public puisqu’ils sont pensés pour l’enseignement avec des cours dispensés in situ. Aujourd’hui, la médiation y traite bien sûr de sujets scientifiques mais elle peut aussi croiser des enjeux historiques, politiques, économiques, sociaux voire artistiques. Cette responsabilité incombe à leur tutelle, souvent publique mais pas toujours, avec des attentes très diverses de la part des visiteurs, qui sont parfois de simples promeneurs, notamment dans les nombreux jardins d’accès gratuit situés au cœur des grandes villes. Les libres réflexions surgies de ce travail, en particulier un florilège de citations autour de thématiques fondamentales (« observer », « sentir », « nommer », « comprendre »), pourront nourrir les pratiques de ce réseau comme intéresser d’autres jardins qui souhaiteraient favoriser une plus grande connaissance du monde végétal. Elles trouveront aussi des échos inattendus dans le monde des musées qui procède parfois de dynamiques voisines comme en témoignent les concordances lexicales (collection, identification, inventaire, exposition, médiation, etc.). L’usage de la promenade, ou de la déambulation, la notion de collection vivante, la place primordiale de l’observation, le rôle de l’étiquette, la proximité entre les équipes scientifiques et les équipes de médiation apparaissent, dans ce domaine, particulièrement fructueuses.

    Mots clefs :


    Jardin ; Botanique ; Science ; Médiation ; Collection ; Inventaire ; Étiquette ; Promenade
     

  • DERVEAUX Alexandra

    La politique tarifaire des musées et mémoriaux des conflits contemporains

    Résumé :

    Ce mémoire s’intéresse aux enjeux de la politique tarifaire des musées et sites patrimoniaux en France, dans un contexte marqué par les débats autour de la démocratisation culturelle et du financement des institutions. La récente mise en place d’une tarification différenciée pour les visiteurs extra-européens dans plusieurs établissements nationaux emblématiques illustre les tensions entre impératifs économiques et principe d’universalité de l’accès à la culture. 
    J’ai souhaité interroger le rôle de la tarification dans le fonctionnement des institutions muséales, les critères de fixation des prix ainsi que l’acceptabilité du coût d’entrée. La réflexion porte plus particulièrement sur le réseau des musées et mémoriaux des conflits contemporains (RMMCC), animé par la direction de la mémoire, de la culture et des archives du ministère des Armées et des Anciens combattants. En s’appuyant sur l’analyse de grilles tarifaires, des ressources documentaires et plusieurs entretiens menés auprès de membres du RMMCC, ce mémoire cherche à comprendre comment les sites mémoriels concilient leurs missions de commémoration et de transmission avec les contraintes économiques et financières.

    Mots-clés :

    Politique tarifaire ; accessibilité ; lieux de mémoire ; conflits contemporains ; modèle économique ; tarification ; démocratisation culturelle 
     

  • GARCHERY Margaux

    La patrimonialisation des cultures hip-hop : au-delà de l’exposition muséale, la formation de publics pluriels

    Résumé :

    Les cultures hip-hop, leurs pratiques, ainsi que leurs acteurs et actrices ont acquis une place particulière dans les mondes culturels français : or, si celle-ci sont actives depuis des décennies, elles n’ont pas encore atteint la phase d’une patrimonialisation stable et effective. En effet, il existe de nombreux conflits entre les mondes sociaux hip-hop et les institutions appartenant à l’écosystème culturel traditionnel, et notamment avec les musées. En réponse à cela, les acteurs et actrices du hip-hop mettent en place un certain nombre d’initiatives visant à conserver et diffuser leurs cultures et pratiques, dans une démarche d’auto-patrimonialisation. Il s’agit ici de mentionner certaines de ces initiatives, proposant des outils numériques ou de nouveaux espaces permettant une conservation et une médiation des pratiques hip-hop, revendiquant une place qui leur a souvent été déniée au sein des mondes de la culture en France. Grâce notamment à des entretiens menés avec des acteurs et actrices, sans volonté d’exhaustivité, j’ai voulu rendre visible la manière dont ces divers projets proposent de nouvelles façons de considérer et d’inclure les publics culturels et permettent de remettre en question les modèles muséaux classiques, et principalement celui de l’exposition par l’invention de nouveaux espaces culturels.

    Mots clés : 

    Cultures hip-hop ; patrimonialisation ; muséalisation ; graffiti ; danses hip-hop ; musiques hip-hop ; publics ; contre-culture ; transmission ; conservation ; diffusion ; extraction ; appropriation ; archives, ; musée ; exposition. 
     

  • GUYET Martin

    Contrarier l’absence patrimoniale : donner accès à l’inaccessible

    Résumé :

    Ce travail pose la question de l’accès au patrimoine disparu, volé ou peu valorisé, en effleurant les conséquences et en explorant quelques pistes de réponses.

    Si les exemples sont parfois terrestres, il se concentre essentiellement sur le patrimoine maritime marchand, avec l’exemple du paquebot Titanic notamment.

     

    Mots-clés : 

    Patrimoine ; patrimoine perdu ; patrimoine volé ; patrimoine disparu ; inaccessibilité ; accessibilité ; patrimoine maritime.

  • KRIER Agnès

    Cartels participatifs: re·pænser les dispositifs muséaux avec les publics

    Résumé : 

    Les démarches participatives sont aujourd’hui de plus en plus présentes dans les institutions culturelles. Dans cet article, ce phénomène est exploré à travers un outil de médiation bien connu des musées et des lieux culturels : le cartel. Objet incontournable des espaces d’exposition, à la fois intemporel et constamment questionné, réévalué et repensé, il parvient à se renouveler encore aujourd'hui. Il s’agit ici de proposer une lecture des démarches autour des cartels participatifs comme une manière de repenser les enjeux de curation à l’aune des problématiques contemporaines d’accessibilité et d’inclusion, proposant une forme de soin appliqué aux institutions, à leurs publics et aux discours qu’elles portent.  

    Mots-clés : 

    Démarches participatives ; cartels participatifs ; cartels ; médiation ; inclusion ; accessibilité

  • LEFFLER Vanessa

    La sacralité du musée et de ses collections face à un « non-vandalisme » militant : il était une fois le Prince Andrew au Louvre

    Résumé : 

    Cet essai analyse les actions militantes du collectif People vs Elon au sein de grands musées internationaux tels que le Louvre et le Metropolitan Museum of Art. À partir de plusieurs interventions récentes, il interroge la pertinence du terme de « vandalisme » appliqué aux actes de désobéissance civile en contexte muséal et met en évidence l’émergence d’un « non-vandalisme » militant n’entraînant aucune dégradation des œuvres ou des espaces. L’étude montre comment l’humour, la satire et les renvois symboliques permettent de renouveler les formes de l’activisme muséal et d’en modifier la réception par les publics. Elle souligne également le rôle particulier des « musées-mégapoles » comme espaces privilégiés de visibilité et de contestation. Enfin, cette réflexion questionne les possibilités et les limites d’une légitimation des expressions militantes par les institutions muséales dans la perspective d’un musée davantage démocratique, citoyen et participatif.


    Mots-clés : 

    Musées ; activisme ; actions directes ; désobéissance civile ; vandalisme ; Louvre ; Metropolitan Museum of Art ; satire
     

  • MEUNIER Sybil

    Les espaces familles dans les musées de Beaux-arts français. Du musée à hauteur d’enfants au musée pour tous

    Résumé :

    Ce mémoire interroge la place des enfants dans les musées de Beaux-arts français à travers le développement des espaces familles. Il s’inscrit dans un contexte d’invisibilisation croissante des enfants dans l’espace public, parallèlement à des initiatives visant à concevoir des environnements à leur échelle (villes repensées à hauteur d’enfants). Longtemps tenus à distance des musées ou contraints par des normes comportementales strictes, ils apparaissent aujourd’hui davantage comme des publics légitimes, invitant les musées à repenser leurs modalités d’accueil et de médiation.
    À la croisée des sciences sociales et de la psychologie du développement, ce travail montre en quoi le musée peut constituer un espace de développement pour l’enfant — cognitif, sensoriel, mais aussi social et citoyen — à condition de prendre en compte ses rythmes, ses modes de perception et ses besoins spécifiques. Il s’agit alors de passer d’une logique centrée sur l’œuvre à une approche davantage centrée sur l’expérience du visiteur, et notamment de l’enfant.
    L’analyse d’espaces familles met en évidence, en creux des normes muséales traditionnelles, l’émergence de dispositifs fondés sur une médiation artefactuelle, accessible en autonomie, et mobilisant une approche ludique et multisensorielle. Pensés à hauteur d’enfants, ces espaces favorisent les interactions intergénérationnelles et offrent des temps de pause et d’appropriation, tout en soulevant des enjeux d’intégration au parcours de visite et de pérennité.
    Dans cette dynamique, le cas du musée Bourdelle s’inscrit comme un terrain particulièrement fécond. L’offre existante à destination des familles y préfigure la création d’un espace dédié, conçu comme un laboratoire de médiation et d’usages, au bénéfice des enfants mais aussi, par extension, de l’ensemble des publics.
    Ainsi, penser le musée à hauteur d’enfants revient moins à concevoir des dispositifs spécifiques qu’à interroger, plus largement, les conditions d’un musée plus accueillant, plus accessible et véritablement ouvert à tous.

    Mots-clés : 

    Espaces familles ; musées d’art ; jeune public ; médiation ; démocratisation culturelle ; accessibilité ; inclusion ; expérience muséale ; développement de l’enfant ; citoyenneté ; coéducation ; intergénérationnel ; participation ; approche ludique ; muséologie ; socialisation artistique ; enfance et espace public
     

  • PESME Christel

    L`ère du temps ? La conservation-restauration au risque de la pensée néolibérale

    Résumé : 

    Ce travail trouve son origine dans une certaine intranquillité nourrie par l’observation de l’évolution du champ muséal et de la transformation des pratiques de soin et de gestion des collections patrimoniales. Il part du principe que la visée de la conservation-restauration est toujours prospective, étant entendu que l’enjeu fondamental est d’assurer que les conditions matérielles nécessaires à une expérience sensible optimale de l’œuvre en accord avec son identité spécifique soient remplies. Ancré dans des expériences professionnelles, ce travail décrit les conditions d’exercice de la conservation-restauration, en prêtant un intérêt particulier à la description des savoir-faire « incarnés », et aux trames temporelles dans lesquelles est prise cette activité – en examinant les effets négatifs de l’augmentation du rythme des activités engageant les collections dans leur physicalité. Dans un dernier temps, le travail engage une réflexion critique sur les dispositifs d’accès physique standardisé aux collections  par les publics qui se développent actuellement, pour penser autrement la dimension émancipatrice de la rencontre avec les œuvres et les objets du patrimoine et mieux identifier la contribution précieuse que peuvent apporter les professionnel.le.s de la conservation-restauration à ces discussions.
     

    Mots-clés :

    Conservation-restauration ; musée ; expérience de l'art ; patrimoine ; gestion néolibérale ; accès ; matérialité ; savoir-faire ; expertise
     

  • PONCIN Justine

    Les Archives de la critique d’art, une institution culturelle critique de ses pratiques de gestion des collections

    Résumé :

    Ce travail présente les enjeux liés à une institution patrimoniale unique : les Archives de la critique d’art, situées à Rennes. A la fois bibliothèque spécialisée, centre d’archives et de recherche, mais aussi lieu des expressions critiques sur l’art contemporain, la structure doit aujourd’hui  se (re)définir pour poursuivre l’héritage de ses fondateurs qui souhaitent en faire un lieu accessible à tous les publics curieux de l’art contemporain aussi bien à l’échelle de la communauté rennaise qu’à une échelle nationale et internationale par son lien avec l’AICA (Association internationale des critiques d’art). Dans ce moment institutionnel fort menant à la création de la première charte documentaire, ce travail interroge les pratiques professionnelles de la documentation en plein renouvellement en raison des enjeux d’accessibilité numérique et ceux liés aux nouveaux outils de gestion documentaire. Il s’agit aussi d’une base de réflexions menées sur ce qui est et fait l’archive dans une institution faisant le choix de la collecte d’ « une mémoire vivante » des discours critiques sur l’art. En lien avec cette actualité pour les Archives de la critique d’art, ce travail interroge également le renouvellement en cours de la définition de la critique d’art elle-même, pour y inclure de nouvelles pratiques artistiques et les nouvelles formes de discours critiques. Enfin, il est aussi question ici de la question de l’accès aux documents patrimoniaux et du processus de patrimonialisation qui est à l’œuvre pour des archives contemporaines. 

    Mots-clés : 

    Politique documentaire ; archives ; Archives de la critique d’art ; art contemporain ; patrimonialisation

  • RIBAULT Emma

    Bénévolat et numérique : vers un modèle de médiation complémentaire en milieu scolaire. Étude de cas du programme tous curieux de la Fondation Art Explora

    Résumé :

    Ce mémoire s’intéresse à la manière dont le bénévolat et le numérique peuvent constituer un modèle de médiation complémentaire en milieu scolaire. Il pose un constat : l’histoire des arts est un enseignement obligatoire et pourtant fragile, dont la mise en œuvre dépend encore largement des équipes et des contextes des établissements. À partir de l’étude de cas du nouveau programme Tous Curieux, porté par la Fondation Art Explora, il interroge les conditions dans lesquelles une intervention bénévole, appuyée par un outil numérique, peut contribuer à la transmission de savoirs, à la démocratisation de l’accès à l’histoire des arts dans une démarche complémentaire à l’institution scolaire.

    Mots Clés :

    Bénévolat ; numérique ; médiation ; histoire des arts ; histoire de l’art ; fondation ; Art Explora ; collège ; lycée.